Chicane ou violence ?


Voici quatre critères pouvant vous aider à mieux saisir la différence entre les deux

Le pouvoir
Violence conjugale: Lors d’une discussion, mon partenaire utilise une forme de violence (verbale, psychologique, économique, physique, sexuelle, etc.) afin de m’abaisser et de me faire sentir inférieure à lui.

Chicane de couple: Lors d’une discussion, mon partenaire ne veut pas avoir du pouvoir sur moi, mais sur l’issue de la discussion.


L'intention
Violence conjugale: Son attitude et ses gestes ont toujours pour but spécifique d’obtenir du pouvoir sur moi. Ses propos sont toujours remplis de reproches.

Chicane de couple: Ses arguments sont clairs et ses propos sont uniquement en lien avec le sujet discuté.

La persistance
Violence conjugale: À chaque fois, c’est la même chose. Il utilise des stratégies qui se sont installées progressivement avec le temps, et ce, dans différentes situations.

Chicane de couple: Ce sont les sujets discutés (et non les stratégies) qui reviennent continuellement, car nous n’avons pas le même point de vue.


L'impact
Violence conjugale: Je ressens toujours la même chose à chaque fois, soit de l’humiliation, de la honte, de la peur. Je fais ce qu’il me dit. Je n’ose pas lui répondre. Je ne dis rien parce que je ne veux pas qu’il me frappe.

Chicane de couple: Je peux m’exprimer librement, dire mon opinion sans crainte d’être dénigrée ou frappée, même si je ne suis pas d’accord avec lui. On discute entre adultes.

La violence conjugale c’est quoi?

• Être dominée :  physiquement, verbalement, psychologiquement, financièrement, etc.

• Être contrôlée :   dans ses dépenses, sorties, habillement, etc.

• Se faire interdire de :   sortir, parler avec une amie, aller prendre un café, voir sa famille, etc.

• Ne jamais pouvoir donner son opinion :   parce que cela risque de provoquer une tension, un épisode de violence, des injures, etc.

• Être isolée :   de sa famille, son entourage, ses amis.

• Avoir honte :  parce que mon habillement est critiqué, que je suis ridiculisée ou que mon œil est tuméfié, etc.

• Ressentir de la culpabilité :   parce que tu finis par croire que tu as la responsabilité des gestes posés à ton égard

• Ne plus avoir confiance :   parce que tu arrives à ne plus croire en toi car tout ce que tu fais n’est jamais assez bien

• Avoir peur de se faire battre :   parce que la menace entretient la peur «fais ça SINON…»

• Avoir peur de se faire blesser :   par des coups, par un objet lancé, etc.

• Avoir peur de se faire tuer :   à cause de la proximité des armes

• Ne jamais savoir :   quand il s’en prendra à toi ou aux enfants

• Être obligée de :   se conformer aux désirs/pratiques sexuels de l’autre, acheter la paix